Presse art lille

Carte blanche à l'art contemporain

La petite dernière des galeries d'art lilloise, New square gallery, ouvre ses portes vendredi, rue Voltaire.
Deux amis, Emmanuel Provost et François Hacker, sont à l'origine de ce projet aux services des artistes émergents.


La New square gallery, c'est une histoire de passion et d'amitié.
La passion qu'éprouvent pour l'art contemporain un amateur éclairé, et l'amitié entre deux potes, Emmanuel Provost et François Hacker, qui permet à un rêve de gosse de devenir réalité, ce soir.

Emmanuel Provost est animé par son amour de l'art.
Installé depuis 10 ans à Lille, ce quadra a vécu sa jeunesse à Paris où, d'expos en galeries en passant par les salles de ventes, il s'est forgé une culture auprès des oeuvres et des artistes.
« Je baigne dans l'art contemporain ! » lance l'amateur qui, forcément, achète : « Avec mon épouse, nous avons une petite collection de peintures, sculptures, photographies, dans tous les styles.
Je suis un passionné d'art abstrait d'après guerre. J'ai aussi acheté très tôt du street art.
J'ai un peu de Speedy Graphito, Jef Aérosol, des artistes connus aujourd'hui.
Mais aussi des noms comme Jonone, Messagier... des grands qui sont là et bien là... »

On est obligé de couper Emmanuel, intarissable.

C'est ce qui a dû arriver à François Hacker, son associé dans l'aventure New square gallery :
Il a dû appuyer sur le bouton et s'est laissé gagner par l'enthousiasme communicatif de son ami.
« Il m'a entraîné dans sa passion, reconnaît-il sans peine. C'est à lui que j'ai acheté ma première vraie toile. »
presse galerie lille

Emmanuel Provost (à gauche) et François Hacker disposent, rue Voltaire, d'une galerie de 130 m² qu'ils entendent livrer à l'inspiration des artistes.



Sans limite

Emmanuel a un rêve, celui d'ouvrir sa galerie d'art contemporain. « Je suis tombé sur François, c'est lui qui m'a fait franchir le pas » , raconte-t-il.
De son côté, le partenaire providentiel, gestionnaire de patrimoine, y trouve un intérêt professionnel :
« Je conseille mes clients sur l'immobilier, les valeurs mobilières... L'art, en tant que classe d'actifs, peut s'inscrire dans leur patrimoine. »
Avec Emmanuel, le financier dispose d'un conseiller hors pair.

Les deux néogaleristes acquièrent ainsi, en plein Vieux-Lille, 130 m² de surface au sol, rachetés aux Salons Voltaire, deux espaces ouverts aux hauts murs, parfaits pour les oeuvres d'envergure.
C'est un écrin de taille pour les artistes à qui ils entendent laisser toute latitude.
« L'idée est de laisser carte blanche à l'artiste », donne pour principe François Hacker. « Avec l'objectif que chaque artiste crée son univers , emboîte Emmanuel Provost. Il faut qu'il se sente chez lui, qu'il organise son accrochage, qu'il choisisse sa musique. »
Dans ce contexte, hors de question de poser des limites : « On met la galerie à disposition pour des performances, on se chargera ensuite de la remise en état ! prévient François. Ça doit être festif, un peu comme ce qui se faisait dans les années 1980. »
Dans ce lieu d'un nouveau genre à Lille, Emmanuel Provost souhaite inviter de jeunes artistes émergents.
« Nous avons envie de fraîcheur, de faire découvrir des choses nouvelles », assène-t-il.

Pour l'exposition inaugurale, les deux associés laissent les clés de la New square gallery à Tanc, jeune artiste parisien de 31 ans.
À charge pour lui de la faire vivre jusqu'au 18 novembre. Pour la suite, Emmanuel et François restent discrets.
« Ce seront nos coups de coeurs, des artistes en qui on croit. »

New square gallery, 40 rue Voltaire à Lille.
La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h
Infos au 03.20.12.09.00 ou sur www.newsquaregallery.com.


Article publié dans Nord Eclair, le mardi 12 Octobre 2010, par Julien Gilman.