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« Il y a vingt ans que je m'intéresse à l'art », précise Emmanuel Provost...

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« À Paris, je fréquentais beaucoup les cimaises de Drouot et les galeries, mon oeil et mon jugement se sont formés et j'ai tissé des liens avec de nombreux artiste. »
En 2000, il quitte la capitale pour s'installer à Lille où naîtront ses trois enfants.
Séduit par l'ambiance et la vie Culturelle de la ville, il songe à ouvrir sa propre galerie quand se présente l'opportunité d'acquérir un superbe local de 130 m², rue Voltaire.

Amateur éclairé, collectionneur passionné, Emmanuel Provost se lance dans l'aventure avec son ami François Hacker. « Je suis l'homme de l'art, il est le gestionnaire.
Nous aimerions aller vers des choses fraîches, développer un partenariat avec les entreprises et nous diversifier. »
Et d'ajouter : « L'art contemporain a perdu le sens de l'esthétique.
Belle ou non, une oeuvre a une histoire et génère une émotion, c'est ce qui m'intéresse ! »
Le travail autour du trait est le chemin de fer de leur première exposition.

Ses études à Penninghen et à l'ESCM lui ont laissé un souvenir mitigé. « J'avais toujours un train d'avance », se rappelle Tanc.
Le graffeur invente alors ses propres codes et acquiert une gestuelle très précise.

Avec une dextérité impressionnante, il couche sa calligraphie sur la toile à coups de bombe aérosol.
Les formes et les couleurs vibrent (comme les sons de la musique électronique qu'il compose).
Quand il travaille, la notion de temps lui échappe. Très concentré, à l'écoute des battements de son propre coeur, l'artiste a besoin de silence pour créer.
« En fait, c'est toute ma vie que je retranscris. Peindre me fait du bien, c'est une véritable thérapie ! » • C. D.-C. (CLP)

 

« Time lines », à la New Square Gallery, jusqu'au 18 novembre, 40, rue Voltaire.
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h et le premier dimanche de chaque mois, sur rendez-vous: 03 20 12 09 00 ou 06 46 25 00 54 contact@newsquaregallery.com
www.newsquaregallery.com


Article publié dans La Voix du Nord le 29 octobre 2010 par Claudia Delerue